Si on faisait un graphique cheap avec mon mood de cette journée, ou plus précisément de cette soirée, il pourrait ressembler à ça. Quoi de mieux qu'un down injustifié pour finir une journée en beauté ? J'ai juste l'impression d'être en plein milieu d'une autre semaine qui ne m'apporte rien de vraiment constructif. Je traverse les journées, soit stressée, soit blasée, ou soit les deux. Arrive le week-end. Constitué principalement de travail, puis de manque de sommeil. L'état de blasement se renforce. Mais au final, manque de sommeil ou pas, le sentiment semble finir par s'incruster en moi.
Ma vie sociale se limite aux cours, et ça me rend encore plus mélancolique quand je rentre à la maison et que je constate que ma journée a été vide. Parce que voir des gens dont je ne me sens pas très proche pour la plupart et échanger des banalités ne me comble pas tellement, à long terme, ça me fait sentir vide. Mais la question est : ai-je vraiment besoin de voir plus de gens ou de me tenir encore plus occupée, par des loisirs ou des occupations sociales ? Si je réponds non, je finis par me sentir trop seule et triste. Si je réponds oui, je finis par me sentir trop "surmenée" et vouloir du temps à consacrer à moi-même. Au final, je ne sais probablement pas ce que je veux. La vie est vraiment pleine de contradictions. On voudrait ardemment avoir ce que l'on n'a pas; l'inaccessibilité de certaines choses à nos yeux est source de tristesse. Mais, en admettant qu'elles puissent devenir accessibles dans certains cas, on va cesser de les apprécier ou presque. Un des exemples les plus concrets pour illustrer ce cas, parmi tant d'autres, est le fait d'avoir une job : Tout le monde que je connais qui a vécu ce qu'est une quête d'emploi (du moins quand tu n'as pas déjà des contacts qui te donnent tout cuit dans le bec) a ressenti de la frustration, l'emploi étant devenu une sorte d'idéal sans lequel il/elle ne se sentirait pas pleinement accompli(e). Puis, à force de persévérer, le but est enfin atteint. Victoire ! Ouais c'est ça, victoire, mais la joie est de courte durée. Elle sera vite remplacée par le chialage allant de "j'ai pu de vie", "ma job c'est de la marde", "j'aime pas mon boss", "je suis fatigué(e)", etc. Non, je ne suis pas une exception : je trouve mon travail assez difficile et je l'exprime à l'occasion. Mais malgré tout ce que je pourrais en dire de négatif, je suis contente de m'en être trouvé un et d'avoir réussi à faire des économies; je me sens fière de l'avoir fait. Le sentiment d'accomplissement recherché est bel et bien là pour moi, je ne l'ai pas oublié. Je sais que je ne regretterai pas d'avoir vécu cette expérience, et je sais qu'elle ne durera qu'un temps dans ma vie pré-universitaire. Présentement, je me tracasse encore à savoir à quel moment de l'année prochaine je vais quitter cet emploi... Dès janvier ? Ou alors vers le milieu de la dernière session ? Je doute que rendue dans le sprint final de l'obtention de mon DEC et les préparatifs pour l'université, j'aie assez de motivation pour réussir à compléter une autre session combinant encore travail et études. M'enfin, je dis ça, mais au début je pensais que mon job ne durerait que pour l'été...
On ne peut déterminer que de façon très limitée ce que l'avenir nous réservera, quelles seront les décisions que l'on prendra plus tard, et surtout les répercussions qu'elles auront. Il y a des moments où l'on se surprend soit-même et d'autres où, au contraire, on se déçoit. Il n'y a pas que les circonstances extérieures et le destin dans la vie... Il y a aussi nos choix, nos découvertes, notre capacité à nous relever de nos échecs, nos ambitions parfois secrètes... c'est un ensemble complexe d'éléments qui constituent les échelons
(ou insérez ici whatever autre métaphore : ça pourrait être des briques, des marches, des dalles d'un chemin, peu importe) qui nous feront progresser de façon intérieure et personnelle.